Le Cloître à Marseille : quand l'économie sert un projet social
Dernière mise à jour : 5 nov. 2019

C’est Arnaud Castagnède, entrepreneur social et l’un des fondateurs du Cloître, qui est venu nous parler de cette structure. Celle-ci vient d’ouvrir dans le quartier Saint-Just, dans le 13ème arrondissement de Marseille.
Mettre l’économie au service d’un projet social, en transformant une « friche urbaine » : tel est l'objectif du projet, réunissant 10 entreprises s'engageant à intégrer de la formation, dans lieu magnifique. Cet ancien couvent (propriété des Apprentis d’Auteuil) a d'ailleurs été totalement rénové pour servir le projet.
Il repose sur un groupement d’employeurs, afin de mutualiser les besoins. En quelques mois, 150 jeunes ont engagé un parcours de formation. Beaucoup sont des « décrocheurs », du territoire, réinsérés dans l'emploi par une forme particulière d'apprentissage : plus courte (6 mois pour acquérir les bases ; les approfondissements étant réalisés dans l’entreprise), centrée sur les métiers en tension identifiés ou les métiers en devenir (numérique et restauration notamment). Sont notamment accueillis un restaurant, un centre d’appel, une entreprise de codage, une structure d’agriculture urbaine...
Fonctionnant sans financement public, le Cloître veut essaimer sans pour autant dupliquer son « modèle marseillais », mais en gardant toutefois l’idée de contribuer à la reconversion du patrimoine urbain par un projet d’insertion sociale.
Le Cloître en vidéo :



C'est un projet vraiment inspirant de voir une friche urbaine se transformer en un lieu de réinsertion pour 150 jeunes, surtout sans financement public. L'idée de mutualiser les besoins via un groupement d'employeurs et de se concentrer sur des formations courtes et ciblées est très pertinente. Je me demande comment cette approche pourra être appliquée à d'autres villes sans que les projets ne soient trop chained together dans leur structure initiale, tout en gardant cette efficacité. C'est une belle initiative marseillaise ! 👍